Punta Arenas

Définition et enjeux

Louis Bastide,  Revue des Deux Mondes

“ Cela empirera demain, paraît-il. C’est surtout de l’autre côté de Punta-Arenas, où nous allons arriver au coucher du soleil, que le détroit prend la physionomie à laquelle il doit sa réputation. Là les grands paysages, la température rigoureuse, la rencontre possible des Fuégiens qui viennent échanger contre du biscuit de vieux vêtemens, du tabac, leurs armes, unique échantillon de leur industrie, et leurs peaux de bêtes. Là, enfin, la mer enragée de Pilar.
Un peu avant sept heures, nous stoppons devant Punta-Arenas. L’obscurité est profonde déjà.
”
Source : Wikisource

U. Mac-Erin,  Huit mois sur les deux océans… (1897)

“ C'est Punta-Arenas ou Sandy-Point, comme l'appellent les Anglais. Nous jetons l'ancre dans la rade, qui est excellente et bien abritée des vents dominants de l'ouest et du sud-ouest.
Punta-Arenas est une colonie de convicts du Chili, c'est le seul point du détroit où l'on se trouve en contact avec le monde civilisé. Des huttes ou maisonnettes en bois composent la petite ville, qui s'étend sur une montagne en pente douce jusqu'à la mer.
Les arbres sont rabougris, le paysage inspire la mélancolie et la tristesse. L'habitation du gouverneur et l'église sont aussi en bois.
”
Source : Gallica

Edouard Vaneechout,  Les Côtes de l’Amérique centrale et la Société hispano-américaine…

“ La prospérité de Punta-Arenas ne date guère que d’une quinzaine d’années, mais depuis lors elle s’est incessamment accrue. La rade est bonne, la ville, construite sur une langue de sable de deux lieues de long, qui ferme le port intérieur du côté du large, s’y prolonge en une rue unique sur toute l’étendue de la pointe, laissant apercevoir d’un côté la rade et les navires de long cours, de l’autre le port et de nombreux caboteurs. Les maisons sont en bois, spacieuses et bien construites ”
Source : Wikisource

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