Louis Bastide, Revue des Deux Mondes
“ Cela empirera demain, paraît-il. C’est surtout de l’autre côté de Punta-Arenas, où nous allons arriver au coucher du soleil, que le détroit prend la physionomie à laquelle il doit sa réputation. Là les grands paysages, la température rigoureuse, la rencontre possible des Fuégiens qui viennent échanger contre du biscuit de vieux vêtemens, du tabac, leurs armes, unique échantillon de leur industrie, et leurs peaux de bêtes. Là, enfin, la mer enragée de Pilar. Un peu avant sept heures, nous stoppons devant Punta-Arenas. L’obscurité est profonde déjà. ”
