Résumé

Edouard Vaneechout Les Côtes de l’Amérique centrale et la Société hispano-américaine…

Jamais dans l’Amérique espagnole on ne rencontre de ces misères en habit noir si fréquentes dans la société moderne : la raison en est dans ces habitudes hospitalières. L’homme qui a perdu toute ressource va chez quelque ami plus heureux; il y vit parfois des années comme ami de la maison, amigo de la casa, puis un beau jour il recommencera une vie indépendante, sans avoir connu ces obsessions de la misère qui suivent un revers.
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Edouard Vaneechout Les Côtes de l’Amérique centrale et la Société hispano-américaine…

Dans le grand nombre de tremblemens de terre et d’éruptions qui désolèrent l’Amérique centrale en 1854, l’Izalco continua à se comporter le plus régulièrement du monde, et nulle secousse n’y fut ressentie pendant cette désastreuse nuit de Pâques, où la ville de San-Salvador, distante seulement de vingt lieues, était détruite de fond en comble. L’activité constante de ce volcan si bien réglé semble garantir, par l’issue qu’il donne sans cesse aux humeurs souterraines, la tranquillité du pays.
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Edouard Vaneechout Les Côtes de l’Amérique centrale et la Société hispano-américaine…

Les Indiens ne se doutèrent jamais qu’ils avaient passé d’un parti dans l’autre, et qu’ils étaient des traîtres innocens.
A côté de la vie obscure, silencieuse et facile de l’Indien, s’étale l’existence large et opulente des riches familles de race blanche. Le courant de l’émigration européenne est si faible en ce pays, qu’on y retrouve intactes les anciennes mœurs des colonies espagnoles, curieux mélange de luxe et de simplicité. L’hospitalité surtout s’y pratique avec une cordialité, une franchise dont l’Europe a depuis longtemps perdu le souvenir.
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