Résumé

Henri Blerzy L’Archéologie préhistorique dans le Nouveau-Monde…

A les en croire, il n’y a encore aucune raison de penser que l’Amérique ait été peuplée dans les temps primitifs par les Chinois, ou par les Phéniciens ou par les Scandinaves. Rien ne prouve que la civilisation de l’Anahuac et du Yucatan soit issue de l’Inde ou de l’Égypte. Le seul point qui soit bien établi est que les preuves font défaut. Autant dire que le champ reste ouvert à toutes les conjectures. Pour ce motif, il en est une que l’on ne saurait passer sous silence : c’est celle qui soutient que l’apparition de l’homme sur la terre est antérieure aux dernières révolutions du globe.
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Henri Blerzy L’Archéologie préhistorique dans le Nouveau-Monde…

L’œil ne lui révèle d’abord aucune différence entre les natifs de différentes tribus. Avec plus d’expérience, il apprend à discerner ce qu’il y a de dissemblable entre eux suivant la race et la province d’origine. L’observation scientifique rend ensuite ces distinctions plus frappantes. Enfin, quand ce continent est l’Amérique du Nord, le voyageur découvre à la longue des monumens ou bien il recueille des traditions dont il ne peut constater ni l’âge, ni l’origine, mais qui paraissent se rapporter à des races éteintes dont personne ne peut dire ce qu’elles sont devenues.
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En Amérique, la tâche serait plus facile en apparence parce que les habitans du Nouveau-Monde ont vécu, — du moins on peut l’imaginer, — dans un isolement presque absolu jusqu’à l’arrivée de Christophe Colomb. Toutefois, à y regarder de près, il n’y a pas là non plus de populations vraiment homogènes, car les Européens trouvèrent, dès leurs premiers voyages au-delà de l’Atlantique, les phases de l’humanité les plus diverses.
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