Louis Bastide, Revue des Deux Mondes
“ À huit heures et demie, des lumières, du bruit, du mouvement et l’arrêt définitif : nous sommes à Arequipa. Au point du jour, je retraverse la ville, dont je n’ai rien vu la veille, dans le tramway qui relie le chemin de fer à l’hôtel où j’ai passé la nuit. Les réverbères, de simples lampes à pétrole dans leurs cages de verre, luttent tristement contre les premières lueurs naturelles ; la fraîcheur du matin qui, dans les pays les plus chauds, est sensible, vive même, bien que dissipée aussitôt que goûtée, est pénétrante sous ce climat. Les rues sont toutes en pierre. ”
