Résumé

L. Furet Lettres à M. Léon de Rosny sur l'archipel japonais et la Tartarie orientale… (1857)

Les visites réitérées de la frégate auront donné une grande idée de la France à ces insulaires, et elles nous ont convaincu, de plus en plus, de la bonne disposition des Japonais pour les étrangers, disposition refoulée par un gouvernement orgueilleux et tyrannique.
Voilà bien, cher monsieur, un aperçu d'un voyage de trois mois, dans des pays presque inconnus.
Dieu veuille bénir nos efforts et seconder nos projets!
Bientôt, je l'espère, je vous écrirai du Japon même. Priez pour qu'il en soit ainsi; c'est un devoir d'humanité, de chrétien et d'ami.
Source : Gallica

L. Furet Lettres à M. Léon de Rosny sur l'archipel japonais et la Tartarie orientale… (1857)

Des cabanes détruites avaient dû servir à abriter les pauvres Russes ; un monceau de misérables coquilles de différentes espèces semblaient attester
encore qu'ils furent obligés de demander à la mer l'aumône de mauvais mollusques. Des fosses, au nombre de seize, surmontées d'une croix, redisent que la mort sait trouver les pauvres humains dans les déserts de Tartarie aussi bien qu'au sein de nos cités les plus peuplées. Les inscriptions attestent que, dès 1854, les Russes avaient visité cette magnifique baie.
Source : Gallica

L. Furet Lettres à M. Léon de Rosny sur l'archipel japonais et la Tartarie orientale… (1857)

Pour apprécier ce qui suit, n'oublions pas, cher Monsieur, que tout ce qui est dit aux hommes officiels du gouvernement japonais, est scrupuleusement noté et expédié à Yédo.
Le Commandant de la Sybille répondit à Namoura : -Je ne sais quand la France voudra faire un traité avec le Japon ; mais quand notre grand empereur voudra traiter avec votre empereur, il lui fera un grand honneur ; car la France, est infiniment plus riche, plus belle et plus puissante que Je Japon, et il ne lui est pas nécessaire pour être heureuse de faire le commerce avec vous
Source : Gallica

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