“ Seigneur, mon Dieu, j’ai mis en vous mon espérance. Si j’ai encore quelque espoir de salut, si votre clémence l’emporte sur l’excès de mes iniquités, soyez mon Sauveur, et dans la multitude de vos miséricordes, remettez et pardonnez-moi tous mes péchés. Mon âme est accablée de douleurs, et elle tremble pour son salut. Ayez pitié de moi, ô Dieu, selon votre grande miséricorde, et me ne jugez point d’après mes actions, mais convertissez-moi et défendez-moi, et arrachez mon âme aux maux affreux qui l’accablent. ”
Mercy
Définition et enjeux
La miséricorde, concept central dans de nombreuses traditions spirituelles, désigne l’acte de pardonner et de prodiguer une compassion transcendante. Dès le Livre de prières (1852), on implorait Dieu de « remettre et pardoner » les péchés, illustrant une quête de rédemption. Antoine Fiat, dans son récit sur Louise de Marillac, mettait en avant la nécessité de demander « la clémence » pour ses propres fautes et celles des autres, tandis que François-Xavier Gautrelet invoquait le Sacré-Cœur de Jésus comme source de « pardon et de paix ».
Catherine de Sienne, quant à elle, voyait la miséricorde divine comme force créatrice et rédemptrice, liée à la passion de Jésus. Ces approches, alliant prière, repentir et œuvres de charité, soulignent la dimension universelle et pratique de la miséricorde, inscrite dans les écrits de figures variées, des mystiques aux missionnaires.
Citations sur “Mercy”
Antoine Fiat, Histoire de Mlle Le Gras (Louise de Marillac… (1883)
“ Je prie Dieu, mes chères filles, je le prie de tout mon cœur qu'il vous pardonne tous vos manquements; et moi, misérable qui ne garde point les miennes, je lui demande pardon, et à vous aussi, mes filles. Que de fautes j'ai faites à votre égard en ce qui concerne votre œuvre! Je vous prie de demander à Dieu qu'il m'en fasse miséricorde, et pour cela je prierai Notre-Seigneur Jésus-Christ de vous donner lui-même sa bénédiction, et je n'en prononcerai pas les paroles aujourd'hui, parce que les fautes que j'ai faites envers vous m'en rendent indigne. ”
François-Xavier Gautrelet, Le Salut de la France par le Sacré-Coeur de Jésus… (1873)
“ Nous vous demandons cette grâce, ô divin Sauveur, par la plaie de votre Coeur adorable et par les dernières gouttes de sang qu'il nous gardait, comme un gage de pardon et de paix. Ah ! Seigneur, faites surabonder la miséricorde, là où abonde l'iniquité. Pleins d'une inébranlable confiance en votre infinie bonté, nous ne cesserons de répéter : Miséricorde divine, incarnée dans le Coeur sacré de Jésus, couvrez le monde, répandez-vous sur nous. ”
