Héloïse, Abailard et Héloïse, essai historique… (1853)
“ Sitôt que l'étoile d'Abailard a brillé dans le ciel vide de sa jeunesse, pareille aux rois mages qui allaient Aisiter le Christ, elle rassemble ses plus riches présents, et vient répandre à ses pieds sa beauté, son amour, sa réputation,—l'or, l'encens et la myrrhe. Encore elle se trouve trop pauvre ! De retour, elle n'en demande point. Si elle obtient un regard, une douce parole, ce sera toujours pour elle une faveur, une grâce. Elle ne calcule point la durée de cet échange inégal : la pensée de se garantir contre un injurieux abandon est loin de son esprit. ”
