Laure Conan , L'obscure souffrance
“ Peut-être ont-ils emporté la lumière et la joie de notre vie. Peut-être, par nos larmes, nos suffrages, avons-nous hâté leur entrée au ciel... Nous y ont-ils oubliés ? Ces torrents de volupté qui les inondent ont-ils altéré leur amour pour nous ? Le pouvons-nous croire ? Pouvons-nous douter de leur ineffable compassion, de leur incessante prière pour nous, malheureux, qui cheminons encore dans la vallée d’épreuves ? Et, en ce jour béni, en cette glorieuse fête qui sera un jour la nôtre — il faut l’espérer fermement — ne saurions-nous nous élever un peu au-dessus des misères de la terre ? ”
