Résumé

Paul Burill De l'ivrognerie et des moyens de la combattre (1872)

Aristote et, après lui, Quintilien, n'admettaient pas que l'ivresse, alors même qu'elle est complète, qu'elle abolit transitoirement la liberté, fût une cause d'excuse et même un élément d'atténuation. « L'ivresse, disaient-ils, est un état de dégradation volontaire ; on ne peut se créer à soi-même une excuse ; l'ivresse aggrave le crime au lieu de le justifier, et il y a lieu d'appliquer deux peines, l'une pour le fait coupable, l'autre pour l'ivresse. »
Source : Gallica

Paul Burill De l'ivrognerie et des moyens de la combattre (1872)

L'ivrognerie est, certes, un des plus grands fléaux des sociétés modernes. On ne saurait croire ce qu'elle coûte à l'humanité de force, d'intelligence et de sève. Au point de vue moral, elle déprave elle dégrade, elle abrutit; au point de vue physique, elle frappe l'organisme dans ses organes principaux et ses fonctions essentielles : au point de vue de l'espèce, elle abâtardit, elle stérilise.
Source : Gallica

Paul Burill De l'ivrognerie et des moyens de la combattre (1872)

En Russie, en Suède, en Angleterre, dans l'Amérique du Nord, c'est-à-dire partout où l'alcool de de grains est la seule boisson spiritueuse que puisse consommer la classe ouvrière, on ne connaît de l'ivresse que les phases de la violence et de l'abrutissement, et les malheureux qui s'y livrent n'ont pas même passé par cette phase joyeuse que les poëtes anacréontiques ont de tout temps chantée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature