“ Dans certaines églises, aussitôt après le dernier Kyrie eleison on ajoute émaséé, mot grec qui en latin veut dire nous. Et le sens de Kyrie, eleison èmas, est : Puissance divine, aie pitié de nous. Le bienheureux Grégoire établit le chant neuf fois répété du Kyrie eleison par le clergé seulement et à la messe où tout le peuple assisterait. Le Kyrie, chez les Grecs, était chanté, dans l’origine, par le clergé et le peuple à la fois. Ce fut le pape Sylvestre qui emprunta le Kyrie eleison aux Grecs. ”
Kyrie eleison
Définition et enjeux
Citations sur “Kyrie eleison”
“ I. Après avoir encensé l’autel, l’évêque ou le prêtre passe au côté droit de l’autel : là, il récite en union avec ses assistants tout ce qui a rapport à cette partie de l’office de la messe, et il dit le Kyrie eleison. Ce passage du milieu de l’autel au côté droit signifie le passage du Christ à la vie éternelle, de la passion par la résurrection. En allant de gauche à droite, le célébrant imite le Christ entrant dans le monde : en effet, le Christ a atteint le côté gauche lorsqu’il a pris la vie du temps, et il a passé à droite quand il éleva son corps jusqu’à la droite de Dieu. ”
“ Voilà pourquoi encore on dit trois fois Kyrie eleison au Père, trois fois Christe eleison au Fils, et trois fois Kyrie eleison à l’Esprit saint ; au Père et à l’Esprit on donne le même titre, parce que tous deux sont d’une même nature ”
Abbé Chol, Lectures graduées à l'usage de l'enfance sur les merveilles de la nature…
“ Pourquoi tous ces changements? Pour en comprendre l'explication, il faut se rappeler que la partie de la messe , depuis VIntroït jusqu'au Credo, était la messe des catéchumènes. Or, le prêtre pendant cette partie du sacrifice, restait au milieu de l'autel et récitait les prières Kyrie eleïson, et Christe eleïson ( que l'on répète neuf fois, en l'honneur des trois personnes de la sainte Trinité) , ainsi que le Gloria in excelsis, pour adorer Dieu et le remercier de nous avoir rachetés par Jésus-Christ ; c'étaient des prières que les pénitents faisaient avec les fidèles et le ministre de Dieu. ”
Émile Zola,
La Faute de l’abbé Mouret
“ Derrière lui, la petite église restait blafarde des pâleurs de la matinée. Le soleil n'était encore qu'au ras des tuiles. Les Kyrie, eleison coururent comme un frisson dans cette sorte d'étable, passée à la chaux, au plafond plat, dont on voyait les poutres badigeonnées. De chaque côté, trois hautes fenêtres, à vitres claires, fêlées, crevées pour la plupart, ouvraient des jours d'une crudité crayeuse. Le plein air du dehors entrait là brutalement, mettant à nu toute la misère du Dieu de ce village perdu. ”
Amédée Thierry,
Récits de l’histoire romaine au Ve siècle
“ Jean écrivait particulièrement à Cyrille qu’ils paraîtraient sans faute le 26, et deux évêques qu’il avait dépêchés en avant déclaraient de sa part que, s’il dépassait cette date, il ne s’offenserait pas qu’on ouvrît le concile sans lui. Les hommes prudens et modérés étaient d’avis qu’il fallait attendre, soit par sentiment de convenance entre évêques, soit par sentiment d’équité et même de devoir canonique, car on ne pouvait, sans les plus graves motifs, priver du droit de discussion et de vote dans une question de dogme la plus grande et la plus illustre église de l’empire d’Orient. ”
Édouard Lecanuet, L'Église de France sous la IIIe République… (1931)
“ Mais la politique est tout entière dans la main des Assemblées; et dans les deux Chambres législatives, qui comptent en tout plus de huit cents membres, le clergé n'est représenté que par un seul évêque, dont le mandat a la même origine que celui de tous ses collègues. Dans les luttes électorales, la guerre à l'Église, après avoir servi de programme à un grand nombre de candidats, devient pour eux un gage de succès, et il suffit au contraire qu'on puisse montrer dans une élection l'ombre seulement de notre influence pour obtenir l'annulation des suffrages. ”
Bernard Lavergne,
L'Evolution de l'Eglise , par M. Bernard Lavergne…
(1891)
“ Il est important de remarquer les termes dont je me suis constamment servi en parlant du rôle des evêques et du cierge au sujet des élections J'ai demontre que l union catholique (le premier moyen, distinct mais non separé du second, de même que l'autorité religieuse est distincte et non separee de l'autorite civile, ces deux autorites devant s'entendre et se prêter un mutuel concours) ne doit pas faire les elections (c'etait la question qui m'etait posee) parce que les evêques ne doivent pas DIRIGER les elections. ”
Ch.-Louis de Caqueray, De l'Union intime de la foi catholique et de la foi monarchique en France… (1850)
“ Caractères de stabilité, de perpétuité, do dignité, de sainteté, d'unité et d'incontestabilité a l'imitation de l'institution catholique. L'élection est le moyen par lequel la souveraineté du chef de l'Eglise se perpétue ; et, sous ce rapport, il semble difficile au premier aperçu que le principe d'autorité catholique puisse imprimer dans l'esprit de ceux qui s'y soumettent une influence favorable à l'hérédité du pouvoir politique. ”
Henry-Joseph Crelier, L'ours devenu pasteur ou La persécution bernoise dans l'ancien évêché de Bâle… (1874)
“ Et aux yeux de Dieu, aux yeux de la raison, la conduite d'hommes qui ont fait de leur droit électoral un usage si opposé et entraînant des conséquences si contraires serait également bonne ou également indifférente ! Assurément non : nul doute que chacun ne rende un jour compte de son vote au souverain juge d'après les résultats qu'il était de nature à produire, pour autant qu'il a pu et dû les prévoir. Or, à moins de fermer les yeux pour ne pas voir, personne ne peut ignorer les conséquences funestes qui résulteront infailliblement d'une représentation nationale hostile à l'Eglise **. ”
Alphonse Esquiros,
Histoire des Montagnards
“ «Ni les assemblées administratives ni le clergé ne peuvent concourir à l'élection des évêques: la seule élection constitutionnelle, c'est celle qui vous a été proposée par le comité. Quand on dit que cet article contrevient à l'esprit de piété, qu'il est contraire aux principes du bon sens, que le peuple est trop corrompu pour faire de bonnes élections, ne s'aperçoit-on pas que cet inconvénient est relatif à toutes les élections possibles, que le clergé n'est pas plus pur que le peuple lui-même? Je vote pour le peuple.» ”
Fustel de Coulanges,
La Cité Antique
“ À l’époque où nous sommes maintenant, l’élection est tout autre, quoique les formes en soient encore les mêmes. Il y a bien encore, comme par le passé, une cérémonie religieuse et un vote ; mais c’est la cérémonie religieuse qui est pour la forme, et c’est le vote qui est la réalité. ”
Émile Bourgeois,
Le capitulaire de Kiersy-sur-Oise…
(1885)
“ C'est ainsi que débutent les règlements royaux dans un grand nombre d'assemblées et tout d'abord à Kiersy de honore et cultu Dei'. Toutes les lois sont l'expression de la volonté divine qui inspire le roi dans ses conseils et le peuple dans ses délibérations. Elles ne sont que la forme particulière et transitoire d'une loi générale, durable, qui les explique et leur donne leur véritable valeur. Aux différents articles des capitulaires le législateur dit toujours Domino mediante, adjuvante, secundum Deum, quantum Deus donaverit, concesserit, cum Dei voluntate. ”
Gerald Griffin, La Fille du cordier, scènes de la vie irlandaise… (1872)
“ Kyrie avait assez de pénétration pour .pressentir qu'il ne pouvait établir de calculs précis, sur un caractère à la fois si renfermé et s incertain que celui de son condisciple, caractère qui, dès la plus extrême jeunesse, avait été inabordable , KYRLE ET HARDRESS. 35 même pour les plus intimes amis. Mais Hardress n'était pas un hypocrite : c'était une garantie suffisante qu'il ne pouvait être son rival ; et, s'il y avait eu besoin d'un argument plus positif, Kyrie l'eût trouvé dans le fait d'un nouvel attachement dont son jeune ami lui-même lui avait récemment laissé comprendre l'existence. ”
Auguste-Hilarion de Kératry, Que deviendra la France ? pensée sur la situation actuelle… (1851)
“ Certes, le moment n'est pas venu, pour les ministres de l'autel, d'épargner aux populations chrétiennes leurs salutaires avis. Le sort de la France, celui des pères de famille, celui de l'ordre social et du culte lui-même, dépendront prochainement de la composition d'une Assemblée constituante de révision ou d'une nouvelle Assemblée législative : à Dieu ne plaise que nous admettions comme possible la ruine ou une simple altération du christianisme, qui n'est jamais plus fort que sous les coups qu'on lui porte! ”
Blaise Pascal,
Oeuvres de Pascal. Lettres écrites à un provincial…
(1885-1886)
“ Vous ne l'aviez néanmoins jamais voulu faire; mais vous aviez essayé de fortifier votre prédans un intérêt temporel, politique et mondain. Cela se serait fait sans révolution. C'est le programme de Saint-Cyran dans le Petrus Aurelius : rendre à l'épiscopat sa puissance, et supprimer les Jésuites qui la lui ont ravie au nom de la centralisation romaine dont ils sont les instruments. Les Jésuites sont les ennemis de l'Évangile. ”
Anatole France,
L'Île des Pingouins
(1908)
“ Son audace réussit. Il la trouvait plus belle de la sorte. Le cléricalisme, à ses yeux, était une élégance. Réélu à une énorme majorité, Cérès entra dans une Chambre qui se montrait plus portée à gauche, plus avancée que la précédente et, semblait-il, plus ardente aux réformes. S’étant tout de suite aperçu qu’un si grand zèle cachait la peur du changement et un sincère désir de ne rien faire, il se promit de suivre une politique qui répondît à ces aspirations. ”
James Fenimore Cooper,
Le Porte-Chaîne
“ Cependant comme vingt-six ou vingt-cinq sont la majorité, par rapport à neuf, à trois ou à un, de quelque manière qu’on envisage ces votes, soit isolément, soit réunis, votre comité a décidé que les Baptistes, les Universaux et les Épiscopaux devaient être mis hors du débat, et que le premier vote ne porterait que sur les trois ordres qui avaient réuni les chiffres les plus élevés, savoir : les Congrégationistes, les Presbytériens et les Méthodistes. Chacun a droit de voter pour qui il lui plaît, pourvu qu’il vote pour un des trois. ”
Gaston de Ségur,
Catéchisme de la révolution ou La révolution expliquée dans ses principes…
(1877)
“ R. Se rappelant que, dans toute élection, sont enjeu les intérêts matériels et religieux de la commune, de l'arrondissement, du département de l'Etat et de l'Eglise — surtout quand on élit des députés et des sénateurs —, il ne perdra jamais de vue : 1° qu'il ne doit pas être indiffèrent à un vote dont Dieu lui demandera, compte ; 2° qu'il est obligé de voter pour le candidat le plus digne, savoir celui qui est — non pour la religion en général, mais pour l'Eglise de Jésus-Christ en particulier ”
Édouard Lecanuet, L'Église de France sous la Troisième république… (1930)
“ C'est ce qui a amené partout où règne la liberté politique les catholiques à former un parti organisé, à introduire leurs candidats dans les parlements, à conclure des alliances, à traiter avec le pouvoir en lui faisant des conditions, et même à diriger les affaires en tant que parti. Presque partout le clergé se mêle des élections plus directement qu'en France ”
Le Guide des électeurs catholiques (1891)
“ Quand il s'agit de repousser de mauvais conseillers, des sénateurs et des députés francs-maçons, tout citoyen doit marcher au scrutin, comme le soldat marche à l'ennemi. D. — Pourquoi dites-vous que tout électeur est obligé de voter à titre de chrétien? R. — Parce que ce sont les sénateurs et les députés qui font les bonnes ou mauvaises lois, selon qu'ils sont chrétiens ou antichrétiens, ce dont un chrétien, en conscience, ne peut se désintéresser. D. — Un chrétien peut-il voter pour un candidat qui ne s'engage pas à soutenir, en tout, les intérêts de Dieu et de l'Eglise? ”
baron de Janzé, Les Huguenots: Cent ans de persécution…
“ Il est vrai que dans les petits papiers anonymes distribués par le clergé à profusion, on disait aux électeurs des campagnes que voter pour les républicains, qui veulent assujettir les séminaristes au service militaire, c'était voter pour le Démon, tandis que nommer les monarchistes, partisans masqués de la théocratie, c'était voter pour Jésus-Christ. ”
Jean Fonsetout, Instructions électorales à l'usage de tout Français qui aime son pays (1885)
“ L'élection peut faire un préfet, un juge, un. soldat, voire même un empereur ; elle ne peut pas créer un simple curé ni lui donner l'investiture. Il y a, du reste, dans ces innovations de la Constituante, quelque chose de ridicule qui porte à rire. Ainsi, pour l'élection des curés, on s'adresse à des électeurs juifs, calvinistes, jansénistes, incrédules, avec lesquels pouvaient se rencontrer quelques catholiques mal instruits de leurs devoirs. ”
France, Assemblées des sénéchaussées du Quercy… (1878)
“ ART. 1ER. — Les députés du clergé de la province du Quercy demanderont qu'il soit protesté par les trois États qu'ils ne recevront jamais d'autre religion que la religion catholique, apostolique et romaine, dont le royaume fait profession. Sa Majesté sera très-humblement suppliée de la protéger contre les attaques de l'incrédulité et de proscrire l'exercice public de tout autre culte. Ils demanderont encore que le dernier édit concernant les non- catholiques, dont l'objet est d'une si grande conséquence pour la religion et pour l'État, soit soumis à la révision de l'Assemblée nationale. ”
Jean Jaurès,
Histoire socialiste de la France contemporaine
“ Ici l’Assemblée Constituante n’impose pas seulement à l’Église ses cadres administratifs : elle lui impose le principe même de la Révolution, la souveraineté nationale s’exerçant par l’élection. Le titre II de la Constitution civile, relatif à la nomination aux offices ecclésiastiques a pour article 1er : « À compter du jour de la publication du présent décret, on ne connaîtra qu’une seule manière de pourvoir aux évêchés et aux cures, la forme de l’élection. Article 2. « Toutes les élections se feront par la voie du scrutin et à la pluralité absolue des suffrages. ». ”
Charles Augustin Coquerel, Histoire des églises du désert…
“ À mesure qu’on avance dans ce siècle et qu’on suit l’histoire des églises du midi de la France, les seules où alors le culte protestant eût repris quelque chose de son ancienne organisation, on voit clairement d’année en année les efforts des premiers ministres qui consolèrent ces contrées, grandir et produire de meilleurs résultats. Les assemblées synodales deviennent plus considérables et plus fréquentes ; leurs délibérations prennent plus de hardiesse et plus de vigueur. ”
Les élections prochaines (1885)
“ CHAPITRE V Droits du clergé dans les élections. On cherche à intimider le clergé , à lui jeter hypocritement de la poussière aux yeux, à le perdre devant l'opinion publique et à se débarrasser ainsi de son influence qu'on redoute: la seule puissance capable de tenir tête aux francs-maçons, c'est le cierge catholique ”
Émile Bourgeois,
Le capitulaire de Kiersy-sur-Oise…
(1885)
“ Ils ont ruiné les pauvres gens et les Églises, si riches pourtant autrefois. Il faut, en cinquième lieu, travailler de tout votre pouvoir à faire régner entre les fidèles de Dieu, qui sont aussi les v6tres, la concorde qui est agréable à Dieu, cette concorde dont votre père parlait récemment à Kiersy. Pour cela, montrez-vous disposé à écouter l'avis sincère que ces fidèles donneraient. Ce qui a fait le plus de tort à ce royaume, je l'ai entendu dire à bien des gens, c'est que beaucoup de conseillers n'osaient ou ne pouvaient pas dire ce qu'ils savaient bon et utile. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Elle le peut de deux manières : par les membres du clergé, ou par les laïques. Nous ne croyons pas que nos prêtres veuillent, comme en friande et en Belgique, s’adresser directement aux électeurs et les conduire eux-mêmes au scrutin ; ils savent trop bien qu’en dehors du sanctuaire et dans l’arène politique leur autorité, leur caractère, risqueraient d’être méconnus. Restent les laïques, qui peuvent, comme électeurs, imposer aux candidats des conditions spéciales en matière de liberté religieuse. C’est leur droit. ”
Émile Bourgeois,
Le capitulaire de Kiersy-sur-Oise…
(1885)
“ C'est un devoir pour le roi de ne pas favoriser outre mesure le premier parti, un devoir pour ce parti de ne pas abuser de sa situation, un devoir pour l'autre de ne pas écouter les suggestions des envieux et des mécontents. Ce sont là des devoirs officiels à Kiersy, en 858, les fidèles jurent de n'employer ni ruse ni séduction, le roi promet de ne pas prêter 1. ”
Charles Augustin Coquerel, Histoire des églises du désert…
“ Après l’invocation du saint nom de Dieu, on a élu à la pluralité des sufrages, pour modérateur [125] M. Pierre Peyrot, pasteur ; pour modérateur adjoint, M. Paul Rabaut, pasteur ; pour secrétaire, M. Jean Pradel, pasteur ; pour secrétaire adjoint, M. Jean Roux, pasteur. Article I. L’assemblée, jugeant nécessaire de régler le rang que les provinces doivent tenir dans les synodes nationaux, a arrêté qu’on suivra tour à tour l’ordre selon lequel elles sont placées cy-dessus, et que celle qui aura été la première sera la dernière à chaque nouveau synode national. ”
