Kyrie

Définition et enjeux

Portrait de Guillaume Durand Guillaume Durand,  Rational

“ Dans certaines églises, aussitôt après le dernier Kyrie eleison on ajoute émaséé, mot grec qui en latin veut dire nous. Et le sens de Kyrie, eleison èmas, est : Puissance divine, aie pitié de nous. Le bienheureux Grégoire établit le chant neuf fois répété du Kyrie eleison par le clergé seulement et à la messe où tout le peuple assisterait. Le Kyrie, chez les Grecs, était chanté, dans l’origine, par le clergé et le peuple à la fois. Ce fut le pape Sylvestre qui emprunta le Kyrie eleison aux Grecs. ”
Source : Wikisource

Jean-François Bergier,  Supplément à la "Vie du cardinal Mathieu"… (1883)

“ Ce qui m'étonne le plus en ceci, c'est le défaut d'harmonie que l'on établit quelquefois entre le chant et les paroles sans s'en douter le moins du monde ; ainsi, on admire certains Kyrie de la Messe chantés sur un ton triomphal, comme s'il s'agissait du Gloria in excelsis ou du Te Deum; mais celui qui s'humilie nécessairement en disant à Dieu : « Seigneur, ayez pitié de moi, » est-il bien venu d'employer pour cela un air solennel? Le vrai romain est plus raisonnable, car tous ses Kyrie revêtent le ton de la supplication, où le demi-ton domine. ”
Source : Gallica

Portrait de Gaspard Mermillod Gaspard Mermillod,  Paroles de Mgr Mermillod, evêque d'Hébron… (1867)

“ Ce qu'il regrette, c'est le chant du Kyrie, ce cri de la douleur et cet appel à la miséricorde ; c'est le Gloria, ce cantique de l'adoration et de l'action de grâces ; c'est le Credo, ce symbole de la foi des apôtres et des martyrs.
Il ajoutait gaiement : « Si nous sommes maintenant réduits au silence, au ciel nous nous vengerons ; là, nous chanterons mieux et plus fort que les Européens. » Oui, chantez maintenant, jeune martyr ! Ah ! ce n'est plus le Kyrie, ce cri de la misère ; ce n'est plus le Credo, c'est-à-dire la foi avec son regard voilé et lointain
”
Source : Gallica

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