Résumé

Jean-Baptiste Thibaut L'ancienne liturgie gallicane, son origine et sa formation en Provence… (1929)

Si tant est que l'institution du rite de la bénédiction épiscopale puisse être attribuée à l'Église de Jérusalem, ce qui est fort probable, j'estime pourtant que ce n'est pas directement sous l'influence de la liturgie hagiopolite qu'il a été adopté par les Églises des Gaules, mais sous l'influence de la liturgie d'Afrique dont le rayonnement s'étendit au ive siècle en Espagne, dans la Gaule narbonnaise et en Provence.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Thibaut L'ancienne liturgie gallicane, son origine et sa formation en Provence… (1929)

Quant aux intercessions (înterpellationes) ou, comme portent vos exemplaires, les demandes (postulationes) , elles se font quand on bénit le peuple; car alors les évêques, tels des avocats, présentent leurs fidèles, par l'imposition des mains, à la très miséricordieuse Puissance (1) . Telle était, au surplus, aux yeux de saint Augustin, l'importance de cette cérémonie, qu'il fonde son principal argument contre l'hérésie de Pélage au sujet de la grâce, sur la teneur même des prières générales de l'avant-messe, et sur celle des formules de la bénédiction épiscopale avant la communion.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Thibaut L'ancienne liturgie gallicane, son origine et sa formation en Provence… (1929)

Le rite de l'offrande du peuple, à ce moment de la messe, ainsi que le fait observer M«* Duchesne, est romain d'origine et incompatible avec celui de la processio oblationis, commun à l'usage gallican est à l'usage oriental (i) . C'est donc à tort que l'on invoque d'ordinaire le canon 4 du concile de Mâcon de 585; faisant un devoir « aux hommes et aux femmes d'offrir à l'autel le pain et le vin » (2) , pour prouver que le rite gallican comportait un véritable offertoire (3) . Cette offrande prescrite était accomplie par les fidèles avant l'action liturgique.
Source : Gallica

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