Résumé

Gerald Griffin La Fille du cordier, scènes de la vie irlandaise… (1872)

Combien vite un gouffre s'est ouvert à nos pieds, pour séparer nos coeurs et nos destinées, désormais et pour toujours !
— Pour toujours ! répéta Anne, perdue dans la perplexité et l'étonnement.
— Pardonnez-moi ! continua Hardress, d'un ton lugubre, je n'ai fait que me jouer de vous, Anne. Je ne puis pas, je ne dois pas vous aimer. J'étais fou, et faisais un rêve de fou. Mais une horrible voix m'a réveillé, et je ne puis être rien pour vous.
— Encore ! monsieur, encore ! s'écria miss Chute, avec une explosion d'indignation. Il faut encore que je subisse ces insultes !
Source : Gallica

Gerald Griffin La Fille du cordier, scènes de la vie irlandaise… (1872)

Les principes, la religion, le devoir, la justice, tout avait un instant disparu à ses yeux, pour ne plus lui laisser voir qu'un affront mortel. « Le misérable ! l'hypocrite ! s'était-il dit. Je le cravacherai à ses noces ! » M. Creagh, vu son état de vieux duelliste, et de membre du Hell-Fire Club, avait saisi avec joie les premiers symptômes de ce bouleversement; et il espérait fermement voir bientôt une fête beaucoup plus belle à ses yeux que le mariage de miss Chute avec Hardress Cregan : un duel à mort entre ce même M. Hardress Cregan et M. Kyrie Daly.
Source : Gallica

Gerald Griffin La Fille du cordier, scènes de la vie irlandaise… (1872)

Le transport de ravissement et d'affection avec lequel Hardress fut reçu par Eily, bannit pour le moment toute autre pensée de l'esprit du jeune époux. Quand elle le vit entrer, ses yeux brillèrent et son visage s'éclaira avec l'innocent plaisir d'un enfant. Il ne put éviter de sentir combien Eily était au-dessus de sa belle cousine, pour la douceur de la tendresse, la facile confiance et la charmante simplicité — tout autant qu'elle était au-dessous pour la dignité de l'esprit et de la conduite, le savoir élégant et la correction du goût.
Source : Gallica

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