Résumé

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Le Secret de Mlle Chagnier, par Louis Ulbach (1875)

Conduisez Anne Chagnier; servez la justice. La vérité glorifie toujours ceux qu'elle frappe involontairement. Attendons le front haut que la vérité éclate, et fiez-vous à moi, mon père. Je serai forte; je donnerai de la force à ceux qui en auront besoin... C'est une mauvaise nouvelle... mais qu'il fallait prévoir... je l'avais pressentie!
— Après tout, dit Patris, je ne sais quels indices Anne Chagnier prétend offrir aux magistrats. Elle est de bonne foi, mais la passion peut l'égarer.
Source : Gallica

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Le Secret de Mlle Chagnier, par Louis Ulbach (1875)

Le bijoutier, après s'être avancé tout au bord de la rivière, et avoir regardé lentement autour de lui, se suspendant presque à une branche du saule, plongea avec précaution et perpendiculairement son long bâton de pêche dans la Seine.
Quand le bâton lui parut avoir touché le fond, Fardeau le souleva et le replongea à diverses reprises, comme s'il tâtait et comptait quelque chose au fond de l'eau. Satisfait, sans doute du résultat, il retira le bâton, l'essuya, jeta encore un regard de défiance qui sonda l'ombre autour de lui, sourit d'un sourire craintif, et se mit en route.
Source : Gallica

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach Le Secret de Mlle Chagnier, par Louis Ulbach (1875)

Derrière la femme terrible qui m'a dit un jour : « Viens, j'ai besoin de toi ! » et qui m'a rendu témoin d'un meurtre... je vois toujours cette femme jeune, dont les yeux, les dents, le cou, les bras, les mains, toute la personne étincelait au soleil. Ah! pourquoi l'ai-je tant regardée?
Fardeau s'interrompit et se couvrit le visage de ses deux mains; il reprit, après une seconde de silence :
— Un apprenti, un camarade, pour plaisanter, pour se moquer de moi, me voyant en contemplation, me défia d'inviter madame Darras à danser...
Source : Gallica

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