Louis Ulbach,
Le crime de Martial
(1880)
“ Vraiment ! murmura Antonie avec émotion. – Oui, madame ; Roland a commis par scepticisme, par ivresse de vanité, par aveuglement de jeunesse, une faute, un crime, dans lequel il a trouvé la foi, la raison, l'amour. C'est quelque chose que d'avoir de l'honneur au fond de ses préjugés mondains. Le remords l'a amené à la passion. La beauté de mademoiselle de Sabaillan, sa résistance, son dédain, sa haine. – Elle ne le hait pas. – Sa haine apparente l'a défié. Je vous jure qu'il l'aime à se faire tuer ou à se tuer. Voilà pourquoi j'ai peur. ”
