Louis Ulbach

Louis Ulbach

Résumé

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach,  Monsieur Paupe (1878)

“ Paupe fit un geste, comme si le calcul l'épouvantait déjà.
Léo retenait ses larmes ; ses yeux étincelaient de colère :
– Vous, dit-il à Marcienne en lui saisissant les mains, conduisez-nous !
– Ah ! si je pouvais ! soupira la jeune fille.
– J'irai tout seul ! reprit le petit garçon.
– Je te le défends bien ! s'écria naïvement Paupe en posant ses mains robustes sur l'épaule de l'enfant, et en le secouant un peu, pour mieux affirmer son autorité.
Léo se rejeta en arrière avec un frémissement de révolte, pour échapper à l'étreinte de cette main qui l'offensait.
”
Source : Gallica

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach,  Monsieur Paupe (1878)

“ M. Paupe ne voulait pas être convaincu, ce soir-là, de la bonté du bon Dieu.
– Non, non, – continua-t-il en se reculant dans sa tristesse, comme un ours attiré au jour et qui rentre dans sa tanière ; – j'ai raison ! S'il y avait une justice quelque part et un Dieu au ciel, je ne souffrirais pas comme je souffre ; car je n'ai rien fait pour souffrir.
– Il y a des gens plus malheureux que nous.
– Je n'en connais pas.
– Eh bien, moi, j'en connais.
– Cite-les.
– Oh ! ce n'est pas difficile, – répondit Marcienne avec une volubilité enfantine.
”
Source : Gallica

Portrait de Louis Ulbach Louis Ulbach,  Monsieur Paupe (1878)

“ Je le savais bien ! s'écria Léo.
– Toi ! dit Paupe en riant presque, mais avec un éclair de fierté.
– Pourquoi pas ? Cent lieues, deux cents lieues en diligence, ce n'est pas plus difficile à faire qu'une lieue à pied !
– Un enfant conduisant des enfants ! répartit le tailleur avec une ironie sans méchanceté.
– Je ne suis plus une enfant depuis que maman est au ciel ; tu le sais bien, répondit Marcienne d'un petit ton grave.
Marcienne parlait de faire ce voyage, comme si elle eût été une grande personne. Paupe regarda sa fille d'un regard inquiet.
”
Source : Gallica

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