Louis Ulbach,
Le Sacrifice d'Aurélie, par Louis Ulbach
(1873)
“ Philibert fit signe qu'on s'approchât de lui, et parlant d'une voix brève, entrecoupée, qui faiblissait a chaque mot : — J'ai menti, dit-il, ce n'est pas Boivin qui m'a frappé, c'est Mathie. Je jure que j'ai menti! Je le haïssais; je voulais que Mathie se vengeât de son abandon. Quand elle l'a vu, elle a oublié toute sa colère contre lui; elle l'a tournée contre moi. Il Paraît que l'amour est plus fort que tout ! En parlant ainsi, il regardait Aurélie, qui, belle de toute la beauté de son âme ajoutée à celle de son visage, le contemplait et l'encourageait avec un sourire. ”
