Résumé

William de La Rive La Marquise de Clérol, par William de La Rive (1868)

Le vicomte de Laïta est charmant ; il cause si bien ! puis il est si comme il faut !
Avec sa perspicacité habituelle :
– Et surtout, ajouta madame Corbier, il a tant de sensibilité !
Après le dîner, Laïta s'approcha d'Olga, qui, à un angle de la cheminée, renversée dans une dormeuse, rôtissait les semelles de ses bottines à la flamme haute et claire d'un de ces grands feux de sarments, premiers sourires de l'automne. Il s'adossa contre le chambranle, et, se penchant vers la jeune femme :
– Il faut, dit-il à demi-voix, que je vous rende compte de l'emploi de ma journée.
Source : Gallica

William de La Rive La Marquise de Clérol, par William de La Rive (1868)

Malheureux ! s'écria Cabonat. N'as-tu plus de religion, plus de coeur ? Es-tu un lâche ? Le fils du commandant Morgan est-il un lâche ?
– Oui.
Ce oui fut dit sans emphase, sans colère, sans plainte, presque avec gaieté. Le désespoir à ses joies déchirantes. C'est par lui que l'homme arrive parfois a pénétrer dans l'infini. L'enfer ne pleure pas, il n'invoque pas la pitié, il rit. L'accent de Michel retentit dans le coeur du vieillard, lugubre, navrant, comme le coup de marteau qui rive le couvercle d'une bière.
Source : Gallica

William de La Rive La Marquise de Clérol, par William de La Rive (1868)

Chez elle, l'amour de la vérité dominait seul l'amour du prochain. C'était d'un mot, en passant, qu'elle déchirait les autres, sans paraître y toucher. Ses parenthèses surtout étaient envenimées. Elle possédait d'ailleurs la fausse monnaie de l'esprit, le clinquant, et ne laissait
pas de décrire d'une façon assez piquante. Aussi amusait-elle royalement Corbier, qui, à plusieurs reprises, interrompit, de son rire plein et bruyant, les narrations de la mademoiselle de Balaguier.
Loin de partager l'hilarité de son oncle, Olga se rembrunissait et s'assombrissait.
Source : Gallica

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