Charles Le Goffic,
Le Crucifié de Keraliès
(1892)
“ Thomassin ne respirait plus. Par les landes, les champs, il se lança sur Roscané. Du vaste segment de ciel hivernal qui se découpait sur sa tête s’épanchait une clarté laiteuse ; la grève baignait dans cette lueur diffuse et il put en embrasser l’étendue : elle était vide. Il cria de toutes ses forces ; il appela Francésa sur la mer et sur la dune ; la mer couvrait sa voix, ou bien Francésa était morte, car il n’y eut pas d’autre bruit que celui d’une bande de courlieux qui prit le large en sifflant. ”
