Jack London,
Construire un feu
“ Visiblement, avec sa barbe noire qui pointait vers le ciel, John Thomson se moquait de lui. Comme un fou, il rôda autour du traîneau, tantôt pleurant et suppliant les brutes féroces de lui laisser prendre sa vie, et tantôt écumant contre elles d’une rage impuissante. Puis il se calma. Il n’était qu’un sot. Il lui suffirait de retourner à sa tente, d’y prendre sa hache, puis de revenir vers les chiens, pour leur fendre le crâne. Ah ! Ah ! il leur montrerait de quel bois il se chauffait. Il gagna la berge et recommença à s’enliser dans la neige molle. ”
