Résumé

Portrait de Jack London Jack London La Brute des cavernes

Matt, comme il eût fait d’une loque, rejeta Jim dans la chambre.
Puis il se dirigea vers l’étagère, tout en essuyant la sueur qui lui perlait du front, à grosses gouttes, et tombait, comme une grêle, sur le plancher. Il s’empara d’un pot de moutarde et délaya, dans une tasse, avec de l’eau prise à l’évier, la crème jaunâtre qu’il en avait tirée. Puis il but le tout.
Jim, titubant, l’avait rejoint et, de ses mains tremblantes, tenta de saisir tasse et moutarde.
— Patience ! ordonna Matt. Avec un coffre comme le mien, crois-tu qu’une tasse puisse me suffire ?
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Portrait de Jack London Jack London La Brute des cavernes

— Tu ferais mieux, vraiment, insista Churchill, de vérifier ce sac. Quand j’accepte une mission de confiance, j’aime à savoir si l’on est content de moi. Quelqu’un peut y avoir mis le nez pendant que je dormais. On ne sait jamais. J’aimerais savoir que tout y est en ordre.
— Peuh ! Ne te fais pas de bile, mon vieux. Ça n’en vaut pas la peine, je t’assure...
Et Bondell se prit à rire.
— Pas la peine... répéta Fred Churchill, d’une voix blanche. Pas la peine...
Puis il eut un sursaut et reprit, avec fermeté :
— Louis, qu’y avait-il dans ce sac ? Je veux le savoir !
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Le petit est bon pour quarante rounds, pour cinquante, pour cent ! Mets bas tes vêtements et renseigne-toi par toi-même, si le cœur t’en dit.
C’est ce que fit Sam Stubener. Le jeune Pat et lui enfilèrent une paire de gants.
— Vas-y doucement, mon garçon, conseilla Pat à son fils. Sam n’est plus l’homme qu’il a été autrefois.
Piqué au vif, Stubener donna, dans la lutte, tout ce dont il était capable et usa de ses tours les plus réputés. Vainement, d’ailleurs. Car le jeune Pat, l’air rêveur comme s’il était absorbé dans la contemplation du paysage, les parait et les déjouait tous.
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