Paul Féval, La Quittance de minuit
“ Derrière le battant unique, on apercevait la forme grêle de Pat, dont les cheveux ébouriffés cachaient presque le visage. Il sortait de son lit. — Bonsoir, Pat, mon garçon, dit l’homme au carrick ; tu ne m’attendais pas sitôt... Allons ! nous avons une heure devant nous ; il faut que tu me conduises sur-le-champ à la chambre du major anglais. — Oh ! mon bon maître, répondit Pat qui tremblait de froid et de frayeur, venez-vous pour le tuer ?... Ma bouchal ! ce n’est pas la peine !... le pauvre Saxon est à moitié mort et n’a besoin de personne pour s’en aller dans l’autre monde... ”
