Patrice Buet, Le couteau jaune : roman (1950)
“ Pourquoi aurait-on empoisonné Cornemuse ? Et qui ? Y a-t-il par icitte quelqu'un capable d'une telle lâcheté ? Tous les regards cherchèrent le Couteau-Jaune. Sans que son nom eût été prononcé, Fred répondit : — Il n'est pas là. Je crois qu'il est parti depuis hier matin du côté du lac du Brochet. Le gros Latendresse se secoua : — Que je sois pendu si... Un cri étouffé d'Elzéar l'interrompit : — Têtebois ! et Patrick, alors ?... Un mouvement de stupeur dressa les visages tendus, angoissés, blêmis par la peur : — La mort rôde par icitte, garçons, reprit Philippe d'un ton grave. ”
