Patrice Buet

Résumé

Patrice Buet Le couteau jaune : roman (1950)

Pourquoi aurait-on empoisonné Cornemuse ? Et qui ? Y a-t-il par icitte quelqu'un capable d'une telle lâcheté ?
Tous les regards cherchèrent le Couteau-Jaune. Sans que son nom eût été prononcé, Fred répondit :
— Il n'est pas là. Je crois qu'il est parti depuis hier matin du côté du lac du Brochet.
Le gros Latendresse se secoua :
— Que je sois pendu si...
Un cri étouffé d'Elzéar l'interrompit :
— Têtebois ! et Patrick, alors ?...
Un mouvement de stupeur dressa les visages tendus, angoissés, blêmis par la peur :
— La mort rôde par icitte, garçons, reprit Philippe d'un ton grave.
Source : Gallica

Patrice Buet Le couteau jaune : roman (1950)

C'est temps perdu que de chercher à les corriger, de même que c'est peine inutile que d'essayer de voir clair dans le passé de certains hommes d'aventures.
Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on n'avait pas à se plaindre de Julien à Fort-Rae. On le surveillait. On ne le maltraitait pas. S'il avait éveillé les méfiances, c'est surtout parce qu'il s'était lié plus particulièrement avec Fred Mohler, dont il paraissait s'être fait l'âme, damnée.
En manifestant son inquiétude au sujet du sauvage, Elzéar Francœur les associait tous
les deux dans sa pensée.
Source : Gallica

Patrice Buet Le couteau jaune : roman (1950)

Alors Latendresse se redressa :
— Que je sois pendu si j'y comprends quelque chose ! Et toi, Pat ?
— Je n'y comprends rien de même... Qu'est-ce qui t'a pris, Elzéar ?
— Il m'a pris... il m'a pris... que nous sommes tous des imbéciles de nous fier à ce sauvage ! Tu étais sûr de ton coup, Patrick ?
— Absolument sûr.
— On peut se tromper, objecta Philippe.
— On peut être trompé de même. Si Pat
a manqué sa bête, ce n'est pas parce qu'il s'est trompé, c'est parce qu'il a été trompé.
Source : Gallica

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