Résumé

Marcel Triaire Un bonheur bien gagné : roman d'amour (1950)

Françoise avait suivi cette conversation en fixant un regard épouvanté sur cet homme qui prétendait se nommer Jean Lautaret et qui n'était - pas son père. Une angoisse insurmontable lui poignait le cœur. Pendant un moment, elle eut la force de tenir bon ; mais, brusquement, ses nerfs se détendirent : elle poussa un cri et tomba évanouie. Pierre n'eut que le temps de faire un pas vers elle et de la soutenir. Il regarda autour de lui comme pour chercher du secours, mais l'homme ne bougea pas.
Source : Gallica

Marcel Triaire Un bonheur bien gagné : roman d'amour (1950)

Je ne l'ai pas cru non plus, continua Clinton ; aussi mes premiers mots furent pour le menacer de le dénoncer à la justice. Mais il me répondit que je n'avais pas de preuves, qu'il assurerait devant la justice que c'était moi qui avais tué M. Lautaret pour le voler, qu'on le croirait lui plutôt que moi, grâce au témoignage de sa femme... Enfin, il m'impressionna si bien que j'eus la faiblesse de ne rien dire. Je m'en accuse : j'ai eu tort. Il ne faut jamais faiblir devant les malfaiteurs: l'impunité les encourage à recommencer et leur en donne les moyens,
vous en êtes la preuve.
Source : Gallica

Marcel Triaire Un bonheur bien gagné : roman d'amour (1950)

Pierre et Françoise restèrent encore quatre jours chez Clinton. Le trappeur, d'habitude toujours seul, prenait un plaisir qu'il ne dissimulait pas à la compagnie de cette jeunesse amoureuse qui mettait du mouvement , de l'entrain, de la vie autour de lui. Le premier jour, il avait conduit Françoise devant le carré de terre où, entre quatre arbres, il avait enseveli son père. La jeune fille pleura ce père qui avait si longtemps hésité à se séparer d'elle et qui ne l'avait fait, en accordant sa confiance à ce Jouques, que pour tomber dans le piège de ce misérable.
Source : Gallica

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