Octave Béliard,
Une expédition polaire aux ruines de Paris
“ On partait à la découverte de Paris comme jadis Schliemann était parti à la découverte de Troie, perdue dans les sables de l’Asie Mineure. Et c’était le dessein qui poussait vers les solitudes polaires Fandriana, Tulléar, Atanibé, trois savants de Tananarive. Les voyageurs virent défiler des horizons toujours semblables, à la lueur crépusculaire des glaces, naviguant sans relâche, croisant au-dessus des mers sans murmures et des continents morts. Le chaos de la banquise leur révélait l’Océan ; la terre offrait plus loin des étendues tout aussi blanches, mais plus planes, aux courbes adoucies. ”
