Résumé

A. Dastre La Vie et les Êtres vivans dans les Régions polaires

Elle couvre entièrement le bassin circulaire de l’océan Arctique, d’une couche non pas parfaitement uniforme et continue, mais au contraire, tourmentée, ravinée, sillonnée de chenaux, trouée de lacunes accidentelles qui forment des bassins aujourd’hui libres de glaces et ouverts à la navigation, et demain refermés. L’expédition de Nansen a fait justice de la légende d’après laquelle il existerait une véritable mer libre au pôle, objet de la recherche obstinée de tant de navigateurs.
La banquise arctique n’est qu’une mauvaise contrefaçon de terre ferme. Elle n’a rien de permanent et de fixe.
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A. Dastre La Vie et les Êtres vivans dans les Régions polaires

Si cette vue sur la constitution du continent antarctique est exacte, il n’y a pas de question à se poser relativement à la population d’êtres vivans qui pourrait l’habiter, ou, plutôt, la réponse est évidente : il est inhabitable. Ce ne peut être qu’une morne solitude, inhospitalière à la vie. Bien que personne ne l’ait encore parcourue et que les explorateurs les plus favorisés, comme Borchgrevink, en aient seulement foulé la lisière, on peut être assuré de n’y rencontrer, en fait d’animaux, pas d’autres hôtes que ceux de la banquise, en déplacement temporaire.
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A. Dastre La Vie et les Êtres vivans dans les Régions polaires

La banquise n’est pas, non plus, la solitude désolée que l’on pourrait croire, étant données les conditions climatologiques rigoureuses qui y règnent : le froid excessif, le vent continuel, les chutes de neige fréquentes, l’instabilité, enfin, de l’appui que ses champs mouvans offrent aux animaux. Malgré cela, sa surface était animée, en tout temps, et jusqu’au cœur même de l’hiver, par la présence des oiseaux et des phoques.
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