Résumé

M. Babinet L’Océan Islandais

Le Groënland, à quelques kilomètres des côtes, n’est plus qu’un immense glacier pareil à ceux des Alpes. La neige et la glace ont nivelé, en les dépassant, montagnes et vallées, et les astronomes qui de Mars ou de Vénus dessinent ou photographient notre planète doivent être fort étonnés de cette proéminence des neiges polaires, qui persiste même quand les neiges de la Russie, de la Sibérie et du Canada ont disparu aux rayons du soleil d’été.
La banquise qui enveloppe aujourd’hui l’île de Jean-Mayen, à moitié chemin entre l’Islande et le Spitzberg, rend inabordable la côte est du Groënland.
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M. Babinet L’Océan Islandais

Un navigateur français partant de Dunkerque, qui est sous le méridien de Paris, irait droit au pôle sans trouver aucune terre. Arrêté par la barrière de glace à jamais infusible, s’il prenait à droite, vers l’orient, il laisserait à gauche et au nord le Spitzberg, à droite et au midi le Cap-Nord. Passant ensuite au-dessus de la Mer-Blanche, il quitterait la mer polaire d’Europe à la Nouvelle-Zemble, puis, longeant toute la Sibérie, il arriverait dans le bassin un peu moins resserré qui est au-dessus du détroit de Behring.
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M. Babinet L’Océan Islandais

Voyez ces trois faibles courans, celui de la mer des Indes, celui du Pacifique sud, et celui de l’Australie, porter d’indigentes masses d’eau à peu de distance de l’équateur vers le pôle antarctique, tandis que les deux grands et énergiques courans de l’Atlantique et du Pacifique septentrional prennent au-delà de l’équateur même la masse presque entière des eaux du courant chaud qui fait la ceinture du monde intertropical, pour la verser dans notre hémisphère à des latitudes égales ou supérieures à celles du nord de l’Ecosse.
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