Léon Tolstoï,
Une tourmente de neige
“ Tout est blanc, blanc et mobile : tantôt l’horizon semble énormément loin, tantôt serré à deux pas de tous côtés ; tantôt, à droite, paraît soudain un mur blanc, haut, qui court parallèlement au traîneau, puis il disparaît tout à coup et se dresse devant pour fuir plus loin et plus loin et pour disparaître de nouveau. On regarde en haut, au premier moment cela paraît clair, on croit voir des étoiles à travers le brouillard, mais les étoiles s’enfuient de plus en plus du regard et l’on ne voit que la neige qui, devant les yeux, tombe sur le visage et sur le collet de la pelisse. ”
