Léon Tolstoï,
Revue des Deux Mondes
“ Hé ! père Fédor ! — Qu’est-ce que c’est ? soupira une voix faible. — Et une maigre face rousse se pencha hors du poêle. Une large main poilue, décolorée et décharnée, ramenait un caftan sur des épaules amaigries, couvertes d’une chemise sale : — Donnez-moi à boire, amis ; toi, que te faut-il ? Le jeune homme tendit une cruche pleine d’eau. — Voilà, Fédia, dit-il, hésitant. Toi, bien sûr, tu n’auras plus besoin de bottes neuves. Donne-les-moi, puisque tu ne marcheras plus, bien sûr... Le malade inclina sa tête fatiguée sur la cruche de terre. ”
