Eugène de Fontaine de Resbecq

Résumé

Eugène de Fontaine de Resbecq La famille de Marignan (1865)

Le moment était bien favorable pour rappeler encore à Eugénie le malheur d'un caractère indocile; mais en regardant celle qui en était si cruellement punie, elle avait l'air si contrit et si humilié, que madame de Santes ne se sentit pas le courage de réprimander sa jeune élève. Hélas! il n'est que trop vrai, mes chers lecteurs, que la plupart de vous ne vous contentez pas des leçons de vos parents qui vous avertissent doucement de ce qu'il faut éviter; il vous faut quelquefois de cruels exemples pour vous instruire et vous corriger de vos défauts.
Source : Gallica

Eugène de Fontaine de Resbecq La famille de Marignan (1865)

Cependant, si ma faible voix peut encore intéresser quelques âmes sensibles, sois sûr, mon cher Joseph, que ton frère ne restera pas dans le besoin. Puis, quand la guerre sera finie, l'Empereur aura soin de vous; il est si bon, il aime tant ses soldats !
En ce moment, le bruit d'une voiture qui passait devant la maisonnette appela les regards de ceux qui s'y étaient réfugiés.
— Courez bien vite, courez, dit madame de Santes au domestique... c'est le cocher qui s'en retourne au château.
Source : Gallica

Eugène de Fontaine de Resbecq La famille de Marignan (1865)

Madame de Santes, ne voyant pas revenir son mari, conçut les plus vives inquiétudes, et résolut d'aller le rejoindre. Comme ses faibles ressources ne le lui permettaient pas, elle fit entrer Lucie à Saint-Denis, et parvint à se placer elle-même comme institutrice dans une famille allemande, chez le prince de Korniloff. La séparation de madame de Santes et de Lucie fut une scène déchirante : la pauvre mère, combattue entre ses devoirs conjugaux et maternels; la pauvre jeune fille, désespérée de quitter sa mère, de la laisser seule en pays étranger.
Source : Gallica

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