Jenny Bénard, Anna-Marie ; par Mme Jenny Bénard (1866)
“ Serais-tu disposée à me suivre dans ce long voyage dont nous pourrions faire un voyage d'agrément, en allant d'abord à Gênes, puis à Turin où mes affaires seraient bien vite achevées, ensuite à Milan et même à Venise, si le cœur t'en dit? — Monami, reprit madame Bertin, ce serait un grand bonheur pour moi de voir cette belle Italie que je me suis souvent représentée par l'imagination. Venise, surtout, quoique le jour de la liberté n'ait pas encore lui pour elle (1) , m'attire singulièrement, et je suis prête à partir avec toi et notre chère Lucie, si elle n'a pas peur du mal. ”
