Résumé

Jenny Bénard Anna-Marie ; par Mme Jenny Bénard (1866)

Serais-tu disposée à me suivre dans ce long voyage dont nous pourrions faire un voyage d'agrément, en allant d'abord à Gênes, puis à Turin où mes affaires seraient bien vite achevées, ensuite à Milan et même à Venise, si le cœur t'en dit?
— Monami, reprit madame Bertin, ce serait un grand bonheur pour moi de voir cette belle Italie que je me suis souvent représentée par l'imagination. Venise, surtout, quoique le jour de la liberté n'ait pas encore lui pour elle (1) , m'attire singulièrement, et je suis prête à partir avec toi et notre chère Lucie, si elle n'a pas peur du mal.
Source : Gallica

Jenny Bénard Anna-Marie ; par Mme Jenny Bénard (1866)

Mon excellente Aline, reprenait Anna Marie, en l'embrassant, peux-tu parler ainsi? Tu as un cœur si généreux que ta mère est bien en droit de te voir favorablement. Le cœur n'est-il pas la plus noble portion de nous-mêmes, la source et le foyer de ce qui est beau et grand? Sans ton affection, que serais-je devenue? C'est à toi que je dois tout maintenant, et je suis comme ta mère, moi aussi, je ne mets rien au-dessus d'Aline.
Mais madame Lacombe interrompit leur conversation en leur apportant un morceau de musique qu'elle désirait leur faire jouer devant un
public choisi.
Source : Gallica

Jenny Bénard Anna-Marie ; par Mme Jenny Bénard (1866)

La vie de cette petite fille est une fête perpétuelle. Tout l'amusait, tout l'intéressait, et quand sa mère lui posa, pour la première fois, les mains sur le piano, ce fut une nouvelle distraction qu'elle aima bientôt, au point de vouloir étudier au-delà du temps prescrit par madame Bertin. Mais cette mère si sage, qui n'exigeait pas l'impossible et proportionnait, au contraire, le travail à l'âge de l'enfant, mit elle-même des bornes à son ardeur en lui prouvant que chaque chose devait se faire en son temps.
Source : Gallica

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