Ernest Desprez

Résumé

Ernest Desprez Un enfant, t. 2/3

Mon bonheur, celui de trois personnes, dont une est mon enfant, me font un devoir, une nécessité de l’enlèvement que je médite. Vous serez deux dans le secret: vous et madame Lefebvre.
—Et qu’est-ce que cela peut être? demanda le docteur avec inquiétude...
Madame Lefebvre parut en ce moment. Louise l’avait envoyée à la recherche de Gustave; elle lui écrivait pour le prier de revenir près d’elle, de ne pas l’abandonner, de l’excuser... Elle finissait sa lettre par ces mots: «Gustave, pardonnez à une pauvre femme que le chagrin rend folle.»
Source : Gutenberg

Ernest Desprez Un enfant, t. 2/3

Mon Dieu! Dieu! que je suis donc malheureuse!
Gustave rentra. Il était triste.
Louise s’inquiéta de le voir ainsi. Gustave ne répondit rien. Elle l’accabla de questions sur sa fille. Le docteur dit à Louise qu’elle avait tort de s’alarmer, et que sa fille étant en nourrice à Montmartre, elle la verrait d’ici quinze jours ou trois semaines.
—Mais cette chute que j’ai faite?...
—Ce sera peu de chose, j’espère, madame. Mais, voyons, soyez raisonnable, et calmez-vous. Dans l’état où vous êtes, l’agitation peut vous donner une fièvre qui vous coûterait la vie.
Source : Gutenberg

Ernest Desprez Un enfant, t. 2/3

Franchement, docteur, n’êtes-vous pas de mon avis, que le but unique du mariage, c’est d’avoir un enfant?
—Mais, dit le docteur, je ne sais pas trop...
—Eh bien! je le sais, moi, continua Gustave; j’ai réfléchi là-dessus fort long-temps, et mon grand chagrin était que, nous autres hommes, nous fussions obligés à devenir maris pour devenir pères. L’état de société où nous vivons n’a pas le sens commun; voyez-vous la nécessité d’être mari, vous?
Source : Gutenberg

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