Ernest Desprez, Un enfant, t. 1/3
“ Elle n’ignorait pas pour quelle raison sa mère lui tenait ce langage; et plus madame Drouart chargeait le tableau pour le lui rendre odieux, plus Louise se disait tristement: Elle me parle ainsi parce qu’elle ne veut pas que je l’aime!Madame Drouart quitta les généralités pour s’attaquer de nouveau et spécialement à Gustave.—Quel est ce jeune homme? demanda-t-elle. Fils d’un banquier, qu’importe? S’il avait des vues honorables, à qui se serait-il adressé d’abord, à toi ou à ta mère?... Il est rare, bien rare, ma fille, qu’un honnête homme écrive secrètement à celle qu’il veut épouser. ”
