Résumé

Portrait de Han Ryner Han Ryner Jusqu’à l’âme

Robert est un être très complet et l’élan de ses vouloirs ne trouble pas la précision presque mathématique de ses gestes.
LOUISE. — Je te dis que ton fils ne soutiendrait pas le choc de notre secret. Autrement, lui. — si pénétrant pour tout le reste, soupçonnerait quelque chose. Tant qu’il n’interroge pas, tant qu’il ne montre aucune inquiétude, c’est qu’il n’a pas la force de savoir... La nature fait tout avec poids et mesure ; les vérités que nous pouvons connaître, nous voulons les connaître. Les âmes candides sont celles qui ont besoin d’ignorer.
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Portrait de Han Ryner Han Ryner Jusqu’à l’âme

LOUISE. — Oh ! plusieurs choses. D’abord, la jeunesse est intransigeante : il nous mépriserait au lieu de comprendre. Et puis, le pauvre enfant... (Un silence d’hésitation.)
LUCIEN. — Et puis ?
LOUISE. — Ah ! ma grande crainte est difficile à dire. Elle a quelque chose d’imprécis et de flottant qui la fait plus terrible... Certes, nous le savons l’un et l’autre, la vie actuel le n’a en elle-même ni sa raison ni sa lin. Pourtant les songeries de ton fils sur l’au-delà me font peur. (Geste de protestation de Lucien. Louise l’empêche de parler et continue.)
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Portrait de Han Ryner Han Ryner Jusqu’à l’âme

Tu es un homme, mon fils, et l idée de la mort ne doit point te paraître si épouvantable... ROBERT. — Ce n’est pas liidée de la mort qui m’épouvante : eest l’idée du suicide. LOUISE. — Pourquoi ?... Le suicide est la plus belle mort, c’est la mort libre. LUCIEN. — Non, Louise, tu disais mieux tout à liheure. Nous ne sommes pas responsables de ce qui arrive. Nous mourons, tués par une fatalité logique. ROBERT, gravement. — Vous ne devez pas mourir.
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