Ernest Desprez

Élements biographiques

Ernest Desprez Un enfant, t. 1/3

Non, Louise: le bonheur, c’est de vous voir sans cesse, de vous parler sans cesse; de ne pas vous quitter; d’être avec vous au travail, aux repas, aux heures du sommeil, à toutes les heures, Louise!... Oh, dites-moi, Louise: n’est-ce que de l’amour ce que je ressens pour vous? De l’amour, je ne sais; c’est de la fièvre, du délire! J’erre toute la nuit et tout le jour sous vos fenêtres... A midi!... quand sonnera-t-elle donc, cette heure où je dois vous voir! Oh, Louise, les heures s’écoulent bien vite pour vous! Que vous importe?
Source : Gutenberg

Ernest Desprez Un enfant, t. 2/3

Mon bonheur, celui de trois personnes, dont une est mon enfant, me font un devoir, une nécessité de l’enlèvement que je médite. Vous serez deux dans le secret: vous et madame Lefebvre.
—Et qu’est-ce que cela peut être? demanda le docteur avec inquiétude...
Madame Lefebvre parut en ce moment. Louise l’avait envoyée à la recherche de Gustave; elle lui écrivait pour le prier de revenir près d’elle, de ne pas l’abandonner, de l’excuser... Elle finissait sa lettre par ces mots: «Gustave, pardonnez à une pauvre femme que le chagrin rend folle.»
Source : Gutenberg

Ernest Desprez Un enfant, t. 3/3

Après une petite lieue de marche à travers la campagne la plus riche et la plus suave qui soit en Flandre, Louise, dépassant Fontenelle, entra dans le village de Floyon. Quoiqu’elle n’aperçût pas de château, elle pensa que les arbres le cachaient. Elle crut être à Baroy. Cette erreur la fit s’arrêter à la première maison du village. C’était une auberge. Plusieurs hommes fumaient et buvaient dans une salle fort propre et en apparence sablée. La vue de ces hommes la déconcerta un peu; elle chercha des yeux si quelque femme ne viendrait pas à son secours: elle n’en découvrit aucune.
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature