Le conscrit (1857)
“ Pleurez , Jean-Louis, il y a des hommes qui pleurent, et ce sont les âmes les plus fortement trempées qui un jour, à un moment donné, trouvent leur soulagement dans les larmes. Malheureux ceux qu'un sentiment de fierté mal comprise empêche de rechercher cette dernière ressource de l'infortune : il n'y a que les grandes âmes qui pleurent, celles-là surtout qui n'ont rien à se reprocher. Pleurez ; vous êtes seul et vous pouvez pleurer, de peur que votre cœur ne se brise sous le poids qui l'oppresse ou ne se dessèche dans l'endurcissement ! ”
