Le conscrit (1857)

Résumé

Le conscrit (1857)

“ Pleurez , Jean-Louis, il y a des hommes qui pleurent, et ce sont les âmes les plus fortement trempées qui un jour, à un moment donné, trouvent leur soulagement dans les larmes. Malheureux ceux qu'un sentiment de fierté mal comprise empêche de rechercher cette dernière ressource de l'infortune : il n'y a que les grandes âmes qui pleurent, celles-là surtout qui n'ont rien à se reprocher. Pleurez ; vous êtes seul et vous pouvez pleurer, de peur que votre cœur ne se brise sous le poids qui l'oppresse ou ne se dessèche dans l'endurcissement ! ”
Source : Gallica

Le conscrit (1857)

“ C'est étonnant qu'un si jeune homme prenne tant de plaisir à entendre parler le père Bonnard qui ne dit jamais que des choses raisonnables, tandis qu'il pourrait aller au village et s'amuser dans la société des jeunes gens. Quelquefois l'honnête closier s'endort en racontant, c'est permis, c'est jour de repos. — Eh bien ! JeanLouis ne s'en va pas pour cela ; il attend tranquillement que le père Bonnard se
réveille, et pendant ce temps-là il fait sauter le petit sur son genou, ou bien il réfléchit, car il réfléchit beaucoup, Jean-Louis.
”
Source : Gallica

Le conscrit (1857)

“ Dieu merci, elle travaille toute sa semaine sans s'ennuyer au travail, et avec la bonne conscience, on n'a pas besoin d'aller au bal pour se réjouir le dimanche. Dieu merci, elle ne s'ennuie pas chez nous !
— Comment donc qu'ça se fait qu'vous avez pas l'air plus gai, Nanette ?
— Allons, en v'là assez, neveu, dit le papa qui commence à se fâcher à son tour.
Si vous n'avez pas mieux à dire que mieux
à faire, c'est pas chez nous qu'il faut venir s'attaquer.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature