Résumé

Adolphe Carcassonne Répliques enfantines, petites pièces à réciter (1885)

Tous les matins on lui voit mettre, Par un froid qui glace les os, Un peu de pain sur la fenêtre Pour faire manger les oiseaux.
Ceux-ci viennent en multitude Manger les miettes qu'on leur sert, Et, pour prouver leur gratitude, Ils improvisent un concert.
Un matin, la bonne est allée Faire une course; pas moyen De glaner pour la troupe ailée Un peu de pâture, rien, rien !
Charle vide tiroirs et poches, Il furette partout pour voir Si quelque reste de brioches Est demeuré dans un coin noir.
Source : Gallica

Adolphe Carcassonne Répliques enfantines, petites pièces à réciter (1885)

LA REPONSE DE PAUL
Paul revient de l'école en soufflant dans ses doigts, Car on est aux jours les plus froids ;
Or, comme ce jour-là, dans la petite classe, Un concours venait d'avoir lieu,
Le père dit : As-tu, Paul, une bonne place ?
— La meilleure, dit Paul, je suis tout près du feu. —
LXV
LA CUILLERE
Au parrain de Claire on vient de donner Un très beau dîner Où les vins les meilleurs d'Espagne Coulaient à côté du Champagne. Puis, on sert le café dans le salon voisin ; Mais voilà que la tasse apportée à parrain Est sans cuillère : — Allons, une cuillère, vite ! Dit le père.
Source : Gallica

Adolphe Carcassonne Répliques enfantines, petites pièces à réciter (1885)

Vous restez là, planté, les deux mains dans les poches, Monsieur mon fils aîné, mais vous devez savoir
Qu'au lieu de faire un bon devoir, Vous avez entassé brioches sur brioches ; Aussi je vous punis, monsieur, demain matin Au lieu de chocolat vous n'aurez que du pain. C'est dit. — Le lendemain, en effet, sur la table, On porte un chocolat d'une odeur délectable, Et des brioches dont le jaune appétissant
Est vraiment fort réjouissant.
Source : Gallica

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