Césarie Farrenc

La jalousie (1863)

Résumé

Césarie Farrenc La jalousie (1863)

Je veux demeurer toujours avec vous , là-bas, dans notre maison. Ce n'est pas ici chez nous.
— Comment, Fanny, dit Mme Maujean, tu ne veux pas que je sois ta mère?. Tu ne m'aimes donc pas, mon enfant?
— Je t'aime, répondit Fanny, en lui voyant les larmes aux yeux; mais j'aime encore mieux maman Denis.
— Si tu restes avec nous, dit M. Maujean, nous te donnerons tout ce que tu voudras : des bonbons, des jouets, des poupées plus grandes que toi, et de jolis ménages auxquels il ne manquera rien du tout.
— J'aime bien les bonbons, les jouets, les grandes poupées et les jolis ménages
Source : Gallica

Césarie Farrenc La jalousie (1863)

Viens, nous jouerons ensemble.
— Mais tu es encore plus grande que Ninie, répondait naïvement le petit garçon, pourquoi donc me refuse-t-elle?
— C'est qu'elle n'est pas disposée à s'amuser aujourd'hui.
— Elle ne l'est donc jamais, puisqu'elle me répond toujours de même?
— Tu entends, Fanny, ce que dit ton frère, reprenait Mme Maujean. Sois un peu plus complaisante pour lui ; se prêter aux jeux des petits enfants, c'est la preuve
d'un bon caractère et d'un bon cœur.
Source : Gallica

Césarie Farrenc La jalousie (1863)

Si les enfants savaient combien ils sont aimés, combien leurs parents pensent à eux et se préoccupent de leur bonheur, ils répondraient à cette tendresse si grande et si dévouée par une reconnaissance extrême et par une entière docilité.
Deux ans après avoir quitté la France, Mme Maujean mit au monde un petit garçon; mais elle n'oublia pas pour cela sa chère Fanny.
Elle la regrettait même encore davantage; car chaque fois qu'elle embrassait son fils, elle eût voulu
pouvoir donner les mêmes caresses à sa fille.
Source : Gallica

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