Résumé

Marthe Fiel Petite Cousette jolie

Une ivresse lui montait à la tête et ses regards, qu’il ne pouvait plus contrôler, fusaient vers Aubrine comme un encens.
Il rentra chez lui, ayant chaud au cœur et, à sa mère tremblante, il cria :
— Je l’aime ! c’est une jeune fille incomparable ! Si tu savais combien elle est gentille avec ses parents... pas un mot désagréable... des « maman chérie », des « père mignon ». Jamais je n’ai lu un livre aussi beau... Oh ! que je suis heureux ! et les parents sont des gens étonnants. Le père n’a pas l’air d’un ouvrier.
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Marthe Fiel Petite Cousette jolie

Mme Ritard, qui était dans sa cuisine, survint et Roger se dressa debout pour lui crier :
— Tu ne sais pas ce qu’Aubrine m’annonce ? Nous partons tous pour une cure d’air !
— Une cure d’air ? répéta Mme Ritard, incrédule ; mais qui paiera ?
— C’est père ! lança Aubrine radieuse. Nous étions riches, nous le sommes encore, et papa nous offre ce séjour pour que Roger guérisse plus vite.
Parfois, dans la vie, on est bien obligé de croire aux miracles. Mme Ritard, toute titubante d’émotion, se laissa tomber sur une chaise et elle remercia Dieu.
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Marthe Fiel Petite Cousette jolie

Mme Vital respira. L’enthousiasme de sa fille la calmait et elle loua Dieu en pensant que son enfant acceptait avec autant de simplicité les changements de fortune. Elle se demandait de quelle façon serait accueillie un peu plus tard la révélation de ce stratagème. Bah ! un brillant mariage ferait oublier et pardonner cette épreuve.
Quand, la veille, Mme Ritard avait reçu Aubrine, elle était restée fort songeuse après son départ. Cette jeune fille l’intriguait par son mélange d’assurance et de simplicité.
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