Edmond Mandey

Résumé

Edmond Mandey,  La Vierge sensuelle

“ Ou vous serez un mari de façade, un mari pour le monde, ou vous ne serez rien du tout.
Albert Duchemin s’inclina fort cérémonieusement, baisa la main qui lui était tendue et dit :
— Il sera fait suivant votre désir, mademoiselle. Je serai comme vous le dites si bien, un mari de façade, mais laissez-moi espérer qu’un jour...
— Si ça vous fait plaisir, vous pouvez espérer tout ce que vous voudrez, seulement n’y comptez pas trop.
”
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Edmond Mandey,  La Vierge sensuelle

“ C’est pour l’autre. Vrai ! Faut-il qu’une femme soit rosse pour lâcher un type qui a un pareil béguin pour elle ! Moi, ça ne m’est jamais arrivé qu’on m’aime comme ça ! Je suis pas une femme pour avoir des grandes passions.
— Tais-toi, lui répondait-il, tais-toi.
Il ne voulait pas qu’elle parlât. Il préférait la posséder dans le silence pour ne pas que fût rompu le charme de l’illusion.
Puis, il se retrouvait en présence de sa fiancée. Et un sentiment nouveau naissait en lui ; il était arrivé à identifier la Laure qui l’avait repoussé avec sa nouvelle amie.
”
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Edmond Mandey,  La Vierge sensuelle

“ Laure, une fois de plus, tomba dans une violente crise de désespoir.
— Qu’ai-je donc ? disait-elle. Qu’ai-je pour être ainsi méprisée des hommes ?
Noël fut heureux de se retrouver dans la rue. Il s’épongea le front avec son mouchoir et murmura : « Ce sacré Gérard a de la chance que je sois son meilleur ami. Il ne se doute pas du sacrifice que je viens de lui faire. »
Et il ajouta : « Sera-t-il heureux avec elle ? Cette fille me fait peur. »
”
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