Résumé

Édouard Cuq Le Mariage à Babylone d'après les lois de Hammourabi… (1905)

Les plus belles étaient vendues au plus offrant; l'argent provenant de la vente servait à procurer un mari aux autres : on les adjugeait à qui demandait la dot la plus faible. L'invraisemblance de ce récit est manifeste et généralement reconnue. En tout cas, il n'a aucun rapport avec les lois de Hammourabi : nulle part n'apparaît une distinction entre les femmes quant au mariage; nulle part la dot n'est présentée comme le prix d'achat du mari; enfin la somme remise par le futur profite exclusivement au père de la femme : elle n'est pas versée dans une masse commune.
Source : Gallica

Édouard Cuq Le Mariage à Babylone d'après les lois de Hammourabi… (1905)

La formation du mariage exige la rédaction par le mari d'un acte déterminant les obligations-de la femme. Le seul énoncé de cette condition montre que la loi ne considère pas la femme comme la chose du mari : il n'est pas libre de la traiter à sa guise ; il doit faire connaître à la femme, ou à ses parents qui discuteront les termes du contrat, les obligations qu'il désire lui imposer.
Source : Gallica

Édouard Cuq Le Mariage à Babylone d'après les lois de Hammourabi… (1905)

Le mariage par achat est-il également une survivance? On l'a soutenu en invoquant l'usage de la coemptio chez les Romains. A Rome, a-t-on dit, le mari faisait en général l'acquisition de sa femme par les mêmes procédés que s'il se fût agi d'une propriété quelconque : c'était ordinairement par achat, c'est-à-dire par la mancipation qui avait fini par devenir une vente fictive, après avoir été primitivement une vente réelle (1) .
Source : Gallica

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