Coemptio

Définition et enjeux

Gabriel Dayras,  Condition civile de la femme mariée en droit romain et en droit français… (1874)

“ Nous connaissons aussi ce sénatus-consulte par Tacite : « Lata lex, quâ flaminica Uialis, sacrorum causa, in potestate virt, cœtera promiscuo feminirum jure ageret. » (L. IV, 16.) La manus proprement dite commençait à n'être plus dans les mœurs romaines : les femmes se prêtaient rarement aux cérémonies de la confarreatio, et il devenait très-difficile de recruter les Flamines.
§ II. — COEMPTIO.
La coemptio est un acte d'un caractère tout différent de celui de la confarrealio. Ce n'est plus une cérémonie religieuse, c'est un acte presque commercial.
”
Source : Gallica

René Jacquelin,  De la Fiducie : Droit romain ; De la Juridiction administrative dans le droit constitutionnel… (1891)

“ Les textes nous signalent trois buts différents auxquels elle pouvait donner satisfaction ; l'un d'entre eux seulement peut être atteint sans que les autres soient produits. Ce sont Cicéron (Pro Murena, c. 12) et Gaïus (I, § 114 et 115) qui nous font connaître le rôle joué par la coemptio. fiducioe causa dans la société romaine : elle pouvait avoir lieu sacrorum interimendorum gratia, tuteloe evitendoe gratia, ou enfin testamenli faciendi gratia. ”
Source : Gallica

Ernest Glasson,  Du consentement des époux au mariage… (1866)

“ Ainsi réduite, la confarreatio existait encore au temps de Gaius et elle subsista probablement tant que le paganisme fut religion de l'Etat.
7. — La seconde forme de mariage avec manus, d'une époque plus récente, est la coemptio ; ce n'est plus le caractère religieux, mais le caractère civil qui domine dans cette seconde espèce de mariage ; il s'agit avant tout d'une opération civile, d'une sorte d'aliénation. La coemptio n'en produit pas moins de grands effets au point de vue religieux
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature