Résumé

Louis Nicias-Gaillard Traité des copies de pièces, ou Du décret du 29 août 1813 dans ses rapports avec les lois et décrets sur la discipline des officiers ministériels et les lois sur le timbre… (1839)

Les avoués de la Cour, qui ne peuvent que savoir gré à leurs confrères de première instance des dossiers que ceux-ci leur envoient, voudraient bien pourtant pouvoir les lire sans courir risque de se perdre les yeux. Il faut entendre , à l'audience , l'avocat de l'appelant donnant lecture du jugement dont est appel !
Les premiers mots vont couramment : l'avocat a étudié la copie dans son cabinet; ce qu'il sait le mieux, c'est son commencement. Mais à peine a-t-il passé le premier attendu, que déjà il hésite, tâtonne, force lui est d'épeler; le voilà même qui s'arrête !
Source : Gallica

Louis Nicias-Gaillard Traité des copies de pièces, ou Du décret du 29 août 1813 dans ses rapports avec les lois et décrets sur la discipline des officiers ministériels et les lois sur le timbre… (1839)

Ce n'est pas seulement à l'audience qu'on souffre de cet abus. Le président, qui s'est fait remettre les pièces pour rédiger son arrêt, est obligé de changer à chaque instant de dossier, cherchant tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre, la grosse des jugements, des procès-verbaux, des divers actes qu'il a besoin de consulter; les copies lui font peur. Qu'est-ce donc pour nous, magistrats du ministère public, à qui l'on ne remet presque jamais qu'un seul dossier avant les plaidoiries ?
Source : Gallica

Louis Nicias-Gaillard Traité des copies de pièces, ou Du décret du 29 août 1813 dans ses rapports avec les lois et décrets sur la discipline des officiers ministériels et les lois sur le timbre… (1839)

Dans l'usage, une écriture est dite illisible quand on ne la lit que difficilement et à grand'peine. Qu'on ne nous accuse pas à notre tour d'être trop sévères ; il s'agit ici de l'intérêt des parties elles-mêmes, de l'intérêt de la justice. Ce qu'on ne peut lire sans fatigue, on le comprend mal. L'esprit, quoi qu'on fasse, se détend bientôt ; il se rebute, et le bon droit peut en souffrir.
Quant aux copies non correctes, je comprendrais dans cette classe ces copies qui, sans cesser d'être lisibles, sont remplies d'abréviations fatigantes (1 )
Source : Gallica

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