Résumé

Jules Gouïn Thèse pour le doctorat. Du Divorce… (1872)

La condamnation de l'un des époux à une peine infamante est pour l'autre époux une cause de séparation. En se rendant coupable d'une faute entraînant l'infamie, il a violé ses devoirs envers son conjoint : la loi a dû venir au secours de celui-ci, et lui permettre de faire cesser la vie commune avec celui qui le couvre de honte. Mais cette séparation n'est qu'un soulagement bien imparfait à la triste position qui est ainsi faite à l'époux du condamné. Au moins le divorce, en rompant le lien du mariage, rendait les deux époux étrangers l'un à l'autre !
Source : Gallica

Jules Gouïn Thèse pour le doctorat. Du Divorce… (1872)

L'opinion publique se montre aussi plus indulgente pour la conduite du mari que pour celle de la femme. C'est que si, au point de vue de la morale et de la religion, l'époux est aussi coupable que l'épouse, les suites de l'adultère sont bien moins graves quand c'est le mari qui le commet. La femme, au contraire, par ses désordres, expose le mari à endosser une paternité qui n'est pas la sienne, et les enfants légitimes à partager avec des enfants qui sont le fruit de l'adultère, la succession paternelle à laquelle les derniers n'ont aucun droit.
Source : Gallica

Jules Gouïn Thèse pour le doctorat. Du Divorce… (1872)

Le divorce, dit-on, rend moins vive l'affection des parents ; la vue des enfants ne fait que rappeler le souvenir d'un époux détesté ou coupable. Si les époux se remarient, les enfants qui naîtront de cette nouvelle union, finiront par attirer à eux seuls le peu d'affection qui pouvait encore exister pour les enfants du premier mariage. L'époux, d'ailleurs, à qui la garde des enfants aura été confiée, ne manquera pas d'accuser son conjoint près de ses enfants, d'être la cause de la rupture, et il tâchera de faire passer dans leurs cœurs le ressentiment qui l'anime.
Source : Gallica

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