Résumé

Gaston May Observations sur un passage des "Caractères" de La Bruyère

Le décor, le costume, la langue, les acteurs, tout leur devient objet de raillerie. Anciens ou modernes, il n'est pas de moraliste, de satirique ou de comique qui n'ait daubé sur la Justice aux pieds boiteux, aux balances douteuses, sur ceux qui la rendent ou en vivent, sur la Loi même avec ses prétentions à l'infaillibilité et à la durée. Parmi ces contempteurs malicieux ou révoltés d'un ordre pourtant nécessaire, La Bruyère occupe une des premières places par l'acuité de l'observation et la justesse des remarques.
Source : Gallica

Gaston May Observations sur un passage des "Caractères" de La Bruyère

Si la stipulation de nourritures est une des clauses du contrat de mariage, elle fait partie de ce qu'on appelle les conventions matrimoniales, ou comme le dit abréviativement La Bruyère, des conventions. Or, si l'auteur écrit qu'on peut compter sûrement sur les conventions, on ne voit pas pourquoi il ajoute qu'on ne peut compter que faiblement sur les nourritures.
Source : Gallica

Gaston May Observations sur un passage des "Caractères" de La Bruyère

Les termes techniques : ameublis, substitués, lods et ventes, douaire, prendre la fille avec ses droits, nourritures, etc., s'entremêlent aux chiffre des dots, des pensions, des charges. Tout est compté, pesé, estimé en argent, on y établit le budget de quiconque se marie.
4. Toutes ces expressions et bien d'autres aussi exactes figurent dans les Caractères, en bonne place, et concourent à l'effet cherché par l'écrivain. C'est le cas de dire avec Fournier, I, p. 86 : « Jamais La Bruyère ne manque le terme technique, ni le mot à la mode. Son vocabulaire n'a pas de dédains. »
Source : Gallica

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