Résumé

Isaac Gouguenheim Thèse pour la licence : présentée à la Faculté de droit de Strasbourg et soutenue publiquement le samedi 14 août 1852… (1852)

Et en effet, en partant de l'idée que sans le régime dotal, la femme ne contracte point de société de biens avec son mari, et qu'elle lui abandonne les fruits de ses biens, ainsi que les économies à forfait en quelque sorte, pour soutenir les charges du mariage, il semble assez naturel de dire que la femme ne doit en aucune façon être compromise par la mauvaise administration de son mari. Le consentement même de la femme pour l'aliénation de ses biens peut être supposé arraché à sa faiblesse, parce quelle n'y a aucun intérêt actuel.
Source : Gallica

Isaac Gouguenheim Thèse pour la licence : présentée à la Faculté de droit de Strasbourg et soutenue publiquement le samedi 14 août 1852… (1852)

Tous les biens d'un débiteur sont le gage de ses créanciers, et si cette règle fléchit en faveur des tiers acquéreurs, lorsque la dette n'est point hypothécaire, c'est dans l'intérêt des transactions commerciales et de la libre circulation des biens ; mais de quel droit la femme pourrait-elle soustraire à ses créanciers les biens qui formaient leur gage avant la constitution, tout en conservant la propriété de ces biens? Nous pensons, toutefois, que les biens dotaux ne pourraient être attaqués qu'à défaut de biens paraphernaux ou après discussion de ces derniers.
Source : Gallica

Isaac Gouguenheim Thèse pour la licence : présentée à la Faculté de droit de Strasbourg et soutenue publiquement le samedi 14 août 1852… (1852)

Le régime dotal", dit M. Troplong (Contrat de mariage, IV, p. 8) est un régime sans modération et sans tempérament, et qui se jette d'un excès dans un autre. Tantôt tout tourne contre le mari, tantôt tout contre la femme. S'agit-il de conserver, il n'y a pas assez de priviléges pour l'épouse, le mari, les tiers et le crédit lui sont impitoyablement sacrifiés.
Source : Gallica

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