Willie Cobb

Résumé

Willie Cobb L'amour, loi de la vie (1938)

Daniel Jonqueray serra les dents :
— Du chagrin? Si tu veux. Je suis, surtout, horriblement vexé et furieux. Quand je pense...
— Que veux-tu? Quand on fait une folie, on la paye.
— Une folie? Tu es bon, toi. Que veux-tu? Cette petite Sonia Algerlof était ravissante. Je me suis laissé aller à la courtiser. Elle ne m'a pas été cruelle, je suis devenu son amant. Oui, j'avoue, là! Pouvais-je supposer...
— Que le hasard l'apprendrait à Mlle Monique?
— Non, mais qu'elle s'en formaliserait. Quel est le garçon qui n'a pas une maîtresse? J'aurais rompu avant mon mariage, naturellement...
Source : Gallica

Willie Cobb L'amour, loi de la vie (1938)

La tête posée sur la poitrine de son amie, la veuve d'Abel Marot murmura :
— Fais ce que tu veux... et que l'Amour me vienne en aide! Jusqu'ici, il ne m'a apporté que de la souffrance...
Raymonde, très femme, ne se trompait pas. Le sauvage avait voué à la jolie veuve un amour ardent, timide et désespéré.
Aux premiers mots que lui dit sa sœur, il protesta :
— Ma pauvre chérie, ta tendresse pour moi t'égare! Comment veux-tu qu'une femme comme Monique Marot aime un homme comme moi?
Source : Gallica

Willie Cobb L'amour, loi de la vie (1938)

Daniel s'avança vers le lit :
— Je te jure, Germain, que j'ai menti... Monique est la plus pure, la plus respectable des femmes... Rends-lui ton amour... Elle n'a jamais cessé de le mériter... Tiens! Embrasse-la...
Dans l'encadrement de la porte, Monique paraissait.
L'amoureux tendit les bras vers la jeune femme : — Monique... Monique, pourrez-vous me pardonner de vous avoir soupçonnée?
— Oui, puisque je viens vous soigner, Germain. Daniel, Raymonde avaient glissé hors de la pièce. Monique vint s'asseoir près de la couche où Germain reposait et où il l'avait appelée si ardemment.
Source : Gallica

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