Tonin Castellan

Résumé

Tonin Castellan La famille du pêcheur (1845)

Le courageux pêcheur n'hésite pas ; il s'adresse à son équipage, composé de six hommes seulement, et leur montrant le pavillon barbare :
« Sus ! mes amis, leur dit-il, au pirate! Le vent est pour nous; Dieu nous protège ! »
A ces mots, toutes les voiles se déploient ; son bateau fend les ondes avec la rapidité de l'oiseau. Lorsqu'il n'est plus qu'à quelques brasses de son ennemi, celui-ci lui lâche toute sa bordée ; mais les boulets passent sur sa tête : aucun ne l'atteint.
« A l'abordage! s'écrie aussitôt Geslin.
— A l'abordage ! répètent ses braves matelots. »
Source : Gallica

Tonin Castellan La famille du pêcheur (1845)

Courage! disait-il à Nicolas, enchanté du bon naturel de son neveu ; courage, mon garçon ! persévère dans la voie que tu as choisie ; c'est la meilleure, celle que tout honnête homme doit prendre : elle mène à l'estime, à la considération et souvent à la fortune. n On induisait de là que le cher oncle était dans les meilleures dispositions à l'égard de son neveu. Lorsqu'au moment de s'embarquer, il lui fit ses adieux, il lui répéta :
a Persévère, mon garçon, persévère; Dieu
te récompensera dans l'autre monde, et moi je ne t'oublierai pas dans celui-ci.
Source : Gallica

Tonin Castellan La famille du pêcheur (1845)

L'oncle Robert passait pour être riche ; il faisait de fréquents voyages en Amérique, où, disait-on, il possédait de grands biens; il n'avait pas d'enfants et on pensait tout naturellement que, s'il était vrai qu'il eût de la fortune, elle reviendrait toute à son neveu. Mais cette pensée n'était pour rien dans la tendresse que Nicolas lui témoignait lorsqu'il arrivait en France; il l'aimait parce qu'il était aimant de sa nature, et que, d'ailleurs, son oncle avait pour lui une vive affection.
Source : Gallica

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