Résumé

Henri Bon Essai historique sur les épidémies en Bourgogne (1912)

Mais ces désordres traînaient après eux les deux grands pourvoyeurs de la mort : la famine et la peste. « En l’an 1438, dit un manuscrit de Saint-Martin d’Autun, fut grande famine par toute la Bour-gogne et grand faute de vin. Et mouraient les pauvres gens de faim par les rues et les ehamps. En 1439, il y eut grande mortalité; et mangèrent, les laboureurs, du pain de glands et de terre. »
Source : Gallica

Henri Bon Essai historique sur les épidémies en Bourgogne (1912)

La maladie durait rare-ment plus de deux à trois jours; la plupart expiraient subitement et pour ainsi dire, sans avoir été malades. Celui qui était sain hier, aujourd’hui on le portait à la fosse; sitôt qu’une tumeur s’élevait à l’aine ou aux aisselles, on était perdu. On n’avait jamais entendu, jamais vu, jamais lu quedansles temps passés une telle multitude de gens eussent péri : le mal que les méde-cins nommaient épidémie semblait se propager à la fois par la contagion réelle et par rimagination. L’homme sain qui visitait un malade échappait rarement à la mort.
Source : Gallica

Henri Bon Essai historique sur les épidémies en Bourgogne (1912)

C’est la compagne qu’à chaque pas, on rencontre ; on s’est habitué à sa présence et la phrase du notable d’Avallon : « il faut passer le temps à jouer, puisqu’on ne sait que faire », semble devenue la maxime générale.
Devant le fléau qui sévissait, la Chambre des Comptes dut, en 1500, s’éloigner de Dijon et tint successivement ses assemblées à Auxonne et à Barjon. Louis XII qui, l’année suivante, avait traversé la Bourgogne, en allant à la conquête du Milanais, écrivit aux magistrats de la capitale de veiller au maintien en vigueur des ordonnances sur la peste.
Source : Gallica

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