Résumé

Achille Chéreau Les Ordonnances faictes et publiées à son de trompe par les carrefours de ceste ville de Paris pour éviter le dangier de peste 1531… (1873)

Les maladies qui sévissent aujourd'hui sont pestilentielles ; caries maladies qui dans une ville frappent un grand nombre de gens, emportent la plupart de ces derniers. Cependant, grâces à Dieu, un tel malheur n'est pas encore arrivé ; les maladies actuelles ne sont pas tellement pernicieuses qu'elles justifient cette grande terreur du peuple, et même celle des magistrats. La cause de la peste régnante ne doit pas être rapportée à l'air, dont la corruption est loin d'être prouvée ; personne n'est donc en droit de dire que ladite peste soit causée par la corruption de l'air.
Source : Gallica

Achille Chéreau Les Ordonnances faictes et publiées à son de trompe par les carrefours de ceste ville de Paris pour éviter le dangier de peste 1531… (1873)

« céphalalgie, c'est-à-dire douleur de tête, de matière humorale et vaporeuse, contagieuse et maligne, produisant horribles symptômes comme céphalalgie, anorexie, toux, vomissemens, syncopes, pleurésies, catarrhes, toux violente, souvent diarrhée, flux de ventre simple ou choleric. » Nicolas Ellain, doyen de la Faculté de médecine de Paris, en parle aussi, et lui donne « petite fièvre, rhume, mal de tête, mal de coeur, grand desgoutement, et tous les malades guérissoient par la bonté de nature, qui leur excite une petite sueur (1) . »
Source : Gallica

Achille Chéreau Les Ordonnances faictes et publiées à son de trompe par les carrefours de ceste ville de Paris pour éviter le dangier de peste 1531… (1873)

L'épidémie de 1606 raviva ces craintes. Les gouverneurs de l'Hôtel-Dieu exposent à Achille de Harlay, premier président du Parlement, le besoin pressant où était la ville de Paris d'avoir quelques maisons pour les pestiférés ; des pourparlers s'établissent à ce sujet, et l'on décide deux choses, savoir : que l'on convertirait en Maison de santé l'ancien hôpital de Saint-Marcel, fondé par la veuve de saint Louis, et qu'on bâtirait dans un enclos placé entre le faubourg Saint-Denis et le faubourg Saint-Martin, un refuge pour les pestiférés.
Source : Gallica

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